À propos

Je m’appelle Frédérick Armstrong et je suis candidat au doctorat en philosophie à l’Université McGill. Malgré mon nom, je suis Francophone. J’ai grandi à Montréal et j’ai fréquenté F.A.C.E., une école secondaire musicale bilingue. C’est dans cette école que j’ai vu qu’il était possible créer et d’entretenir une harmonie—littéralement—entre deux solitudes et une forte population immigrante. Cette expérience m’a permis d’avoir une perspective particulière sur les relations inter-groupes dans les démocraties avancées. Ces relations sont au cœur de ma recherche philosophique.

Ma thèse Minoritization and Vulnerability: New Foundations of a Non-Ideal Theory of Multiculturalism, propose deux contributions principales. (1) Une nouvelle terminologie pour décrire les sujets du multiculturalisme. (2) De nouvelles fondations normatives pour la justification des politiques multiculturelles. En somme, ma thèse est que le multiculturalisme devrait couvrir tous les « groupes minoritisés »—et non les « minorités » ou les « cultures »—ainsi que les groupes sociaux vulnérables à la minoritisation. Cette perspective élargit significativement le spectre des groupes concernés par le multiculturalisme, mais cela en clarifie aussi les fondements normatifs. En effet, c’est parce que les membres de groupes minoritisés sont vulnérables qu’ils.elles méritent une attention morale particulière. Cette recherche est menée avec le support de la Bourse Joseph-Armand Bombardier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada.

Dernièrement, je me suis intéressé au concept de vulnérabilité, concept sur lequel je compte travailler pour les 3-5 prochaines années. À ce moment-ci, je me concentre sur les enjeux conceptuels entourant la notion de vulnérabilité. En bref, la question qui m’intéresse est : Qu’est-ce que la vulnérabilité et qu’est-ce qu’on veut que ce soit, étant donné nos engagements et pratiques normatifs? Afin de mener à bien cette recherche, je suis en dialogue avec la philosophie politique contemporaine, la théorie féministe, l’éthique du care, la bioéthique, la philosophie du droit et la métaphysique.

Comme les deux paragraphes précédents le montrent, le pluralisme est important pour moi. Le pluralisme en société, mais aussi le pluralisme méthodologique et théorique. Je crois sincèrement dans les vertus du travail interdisciplinaire. En m’assurant que mon travail est informé par d’autres domaines en philosophie et en sciences sociales, j’espère développer et clarifier des concepts qui jouent déjà un rôle significatif dans les luttes pour plus de justice et d’équité.